Les Oméga 3 réduisent les risques de DMLA exsudative

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Les Oméga 3 réduisent les risques de DMLA exsudative

 » NAT2 « , Nutritional AMD Treatment-2, est la première étude explorant le potentiel d’une supplémentation orale, sur une longue durée, en  » DHA  » pour prévenir le développement de la DMLA Dégénérescence Maculaire Lié à l’Âge.
L’acide docosahéxaéonique, DHA, est un acide gras polyinsaturé à longue chaine oméga 3. C’est l’un des trois oméga-3 nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Chez l’homme, bien que le DHA représente un faible pourcentage des acides gras dans la plupart des tissus (1 à 5%), il est présent à hauteur de 50% des acides gras au niveau des membranes des disques des segments externes des photorécepteurs, les cellules visuelles de la rétine, tissu tapissant le fond de l’œil. L’objet de l’étude était de prouver que le DHA jouerait un rôle protecteur dans la survie des cellules visuelles rétiniennes.

Incluant 300 patients sur 3 ans, cette étude portée par le Professeur Eric Souied, chef du service ophtalmologie au Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil, a permis de démontrer une réduction de 68% des risques de développement de DMLA néovasculaireaprès une augmentation significative du DHA dans les cellules.

Une étude pionnière pour explorer le rôle du DHA dans la prévention de la DMLA

La dégénérescence maculaire liée à l’âge, DMLA, est la principale cause de perte de vision irréversible dans les pays industrialisés, son incidence augmentant avec l’espérance de vie.
La DMLA est une maladie multifactorielle, avec des facteurs de risque environnementaux tels que le tabagisme, les habitudes alimentaires, l’obésité ou l’interaction avec les déterminants génétiques.
Il existe des preuves cohérentes sur une décennie d’observations épidémiologiques dans plusieurs populations, que des apports élevés d’acide docosahexaénoïque, DHA, un acide à longue chaîne oméga-3 gras polyinsaturés (AGPI) présents dans les poissons gras, est associée à un risque réduit de la forme néovasculaire de DMLA. Les auteurs (1) ont émis l’hypothèse qu’une modification du métabolisme des lipides dans la DMLA pourrait réduire le taux de développement de la DMLA exsudative.
Cette forme de DMLA dite « humide » est la plus grave et représente une urgence.
L’objectif de l’étude NAT2 était d’évaluer l’efficacité du DHA en supplémentation orale, dans la prévention de la DMLA dans une étude prospective de 3 ans, randomisée, contrôlée contre placebo.
Cette étude a inclus 300 patients présentant des lésions précoces de la maculopathie liée à l’âge dans l’œil étudié. Les patients ont reçu soit 840 mg/jour de DHA plus 270 mg/jour d’EPA soit un placebo (capsules d’huile d’olive) pendant 3 ans.

Résultat de l’étude : un risque significativement plus faible de développer une DMLA sur 3 ans

Les niveaux membranaires en oméga-3 étaient significativement augmentés dans le groupe DHA, de +70%, ce qui démontre que le DHA a facilement pénétré les cellules.
Dans le groupe DHA, les patients atteignant les niveaux les plus élevés de niveaux en oméga-3 avaient un risque significativement plus faible, -68%, de développer une DMLA exsudative sur 3 ans.
Cette étude a également permis de démontrer que certains individus dans le groupe placebo s’étaient supplémentés par eux même en omega3 naturels ou en omega3 en capsules, soulignant là encore les limites des études interventionnelles en micro nutrition.
Aussi, le moment d’apparition et l’incidence de la DMLA exsudative n’étaient pas significativement différents entre le groupe DHA et le groupe placebo.
NAT2 ouvre ainsi la voix à des nouvelles pistes préventives pour la DMLA néovasculaire.

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